dimanche 30 mai 2010

XII. Lillebjørn Nilsen

Lillebjørn Nilsen, c'est le monstre sacré de la musique folk norvégienne. Ses chansons sont connues de tous les norvégiens, qu'on le veuille ou non. Il avait 20 ans quand Bob Dylan a émergé sur la scène internationale, et a suivi la voie, en sachant rester grand public. 

A l'écouter, je pense surtout àaux Fabrizio De Andre et Paco Ibanez, même si cela n'a rien à voir. S'il est possible de dresser un équivalent : c'est un peu le Georges Moustaki des norvégiens.


Mélodies entraînantes, tranches de vie, chansons à textes qui donnent à voir et revoir une époque, un moment de sa vie. Avec lui, l'effet madeleine marche à fond les ballons. Des albums, en veux tu, en voilà, mais toujours le ton juste, la petite mélopée qui touche. 

Rien à dire de plus, je vous laisse juge et arbitre de ses chansons les plus connues. Ah oui, j'allais oublier : c'est en norvégien.

Lillebjørn Nilsen - Barn av Regnbuen(1973)

Lillebjørn Nilsen - Tanta til Beate

Lillebjørn Nilsen - Bysommer

Lillebjørn Nilsen - Alexander Kiellands Plass

lundi 24 mai 2010

XI. Jaga Jazzist


De voir Dig! ce soir m'a mis en verve pour parler musique ! Point de rivalités, de tensions, et de génie enfoui dans un être hautement instable dans le groupe que je vous propose d'écouter.

Jaga Jazzist - One-arm bandit

Jaga Jazzist est né en 1994, dans une petite ville (pléonasme) de Norvège, et s'est très vite organisé autour d'une section cuivre mais où les claviers et guitares ont leur place. Chacun étant investi dans des projets personnels, leurs retrouvailles pour des albums, ou pour des collaborations artistiques, sont à chaque fois des croisements d'influences multiples.


Un son organique, presque postrock, au delà du jazz, de l'électro les a entraîné dans des collaborations incroyables avec des groupes norvégiens parmi les plus influents. Cette liste non exhaustive de leurs participations musicales fait en quelque sorte oeuvre de programme à ce blog :

Motorpsycho, Susanna Sundfør, Ingrid Olava, The National Bank, Marit Larsen, Rockettothesky, DumDumBoys, Thomas Dybdahl, Odd Nordstoga, Hanne Hukkelberg, Turbonegro, Real Ones, Cloroform, Big Bang !! (Et même Side Brok, mais là je vous donne un lien, c'est cadeau).

Jaga Jazzist - All I know is tonight

Ils apportent une musique planante, fantomatique, mais au son sûr, mat et puissant. Par moments, ça me fait penser à Explosions in the sky, mais en plus jazz. Les flûtes et xylophones évoquent presque St Germain,

Jaga Jazzist - Animal Chin

Et puis survient le côté sombre, plus obscur de ce groupe où l'on sent l'atmosphère presque étouffante de la rythmique saturée, avec des ressorts lancinants et envoutants de guitare :

Jaga Jazzist - Airborne

Là où j'ai accroché, ce n'est pas tant sur What we must (2005), album qui débute pourtant par All I know is tonight (voir ci dessus), mais sur une de leurs multiples collaborations. En 2003, les insolites Motorpsycho invitent la section de cuivres de Jaga Jazzist pour un album un peu ovni dans le paysage musical où un groupe de post-country rencontre un collectif de post-ce que vous voulez. Et ça donne l'album In the fishtank (2003), ouvert par la sublime Bombay Brassière :

Motorpsycho & Jaga Jazzist Horns - Bombay Brassière

Ils ont joué à Bergen pour le Bergenfest, et je n'y étais pas, la faute au volcan islandais.

jeudi 8 avril 2010

X. John Olav Nilsen og Gjengen

Des artistes norvégiens que je connais, et que vous pouvez retrouver dans le programme 2010, il y a :



Le petit dernier qu'il m'ait été donné de connaître. Grâce à Gunnhild, qui en plus de supporter mon norvégien lamentable, me conseille en matière musicale.  Comment décrire John Olav Nilsen og Gjengen ? A travers leur premier album, For Sant Til Å Være Godt, sorti en septembre 2009 et qui promet beaucoup ? Un norvégien étudiant à Lyon, imita immédiatement leur accent bergenois et leur chant un peu geignard, lorsqu'on lui parla de ce groupe réuni autour de John Olav Nilsen. 










John Olav Nilsen og Gjengen - Hull i himmelen


Effectivement, ça peut surprendre à la première écoute, mais on s'habitue vite à ces "r" qui roulent, ces accents et intonations bien étranges, pour se laisser vite porter par leur douce mélancolie punk. Regardez par vous même cette vidéo acoustique tournée dans un grand ensemble (l'équivalent norvégien de nos cités, sic) : 











John Olav Nilsen og Gjengen

IX. Thomas Dybdahl

A l'occasion du Bergen Fest qui se tiendra du 27 avril au 2 mai, je me permets de vous parler de quelques artistes qui vont y jouer. Ce festival est l'un des plus gros festivals de musique de Bergen, et fait la part belle aux artistes norvégiens, comme internationaux, dans une musique relativement grand public.



Des artistes norvégiens que je connais, et que vous pouvez retrouver dans le programme 2010, il y a :



Et non, ce n'est pas le sosie de Devendra Banhart. C'est homme est un classique d'entre les classiques, que vous allez adopter à la première seconde écoutée. L'homme qui fait salle comble à Bergen (2500 spectateurs), et qui peine à réunir plus de cent pékins à St Lô, en France. Oubliez Nick Drake, Bob Dylan, M. Ward, Andrew Bird et compagnie. Découvrez Thomas Dybdahl sans plus attendre, à travers son "tube", Cecilia :


Thomas Dybdahl - Cecilia

Aussi connu pour sa carrière en groupe avec The National Bank, que j'avoue moins aimer, il n'a cessé de prendre de l'ampleur depuis son premier album intense, paru en 2002, That great october sound, suivi par l'excellent Stray Dogs en 2003, l'extrêmement planant One day you'll dance for me New York City en 2004, et puis récemment le plus fade Science en 2006. En chantant en anglais, il s'inscrit dans la lignée des songwriters de folk américain, espérant ainsi s'ouvrir un public plus large.



Thomas Dybdahl - From Grace


La suite au prochain épisode avec Jaga Jazzist et Sergeant Petter.